« Il n’y a jamais eu de corbeau. L’envoi des courriers accusant des personnalités a été directement négocié entre le juge van Ruymbeke et Jean-Louis Gergorin » - deux fins corbeaux...

« ON » aurait instrumentalisé l’affaire de très haut. Pitoyable spectacle joué par des puissants. Le corbeau serait un « grand » patron. Son protecteur un « grand » juge. L’instrumentalisateur un « grand » politique. Que de grands bandits de grands chemins pris la main dans le sac de l’invulnérabilité ! Enfin, cela reste à prouver. Plus haut ils sont perchés plus ce sera difficile de dresser l’échelle pour les faire descendre. Mais, prudence oblige, présomption, présomption... d’innocence.
Attendons quelques années d’instruction. Puis, une tonne de dossiers plus tard, de première instance en appel, d’appel en cassation, tout ce joli monde de combinards disparaitra tranquillement. (Ceci n’est que fiction, le lecteur l’aura compris.)
Il y a quelques temps j’écrivais :
Cet article n’est pas une analyse politique ; le Figaro s’en chargera demain. C’est une synthèse de ce que j’ai entendu dans le bus, le train, la rue, et la cafeteria en engageant la conversation avec des français de tous bords et couleurs. J’ai donc compacté les échanges comme s’ils étaient écrits de la même plume
On se croirait à la maternelle, « c’est pas moi, c’est lui maîtresse ! » Et chacun d’y aller de son couplet et de s’offusquer d’être dénoncé et soupçonné.
La réalité ? Nous assistons à une lutte féroce pour le pouvoir et à un processus d’éliminations ciblées. Chacun utilisant, dans l’opacité du secret, les puissants services de l’Etat : RG, DGSE, DST à des fins qui sembleraient politico-personnelles : sauver ses fesses, mouiller celle du copain, ministre - soit dit en passant - du même gouvernement. Le tout enrobé de sourires, de haussements d’épaules, et de tours de micros pour prendre la presse à témoin. Quand est-ce que ça bosse sérieusement dans ce gouvernement ? Le président est-il seulement informé ? Je crois que oui, mais il est tellement hors du temps qu’il ne perçoit plus sous sa couronne, les voix des citoyens. Ses conseillers font rempart. Guettererait-ils la mort du lion ?
J’écrivais alors que le plus pitoyable, était la descente des juges dans les tiroirs des bureaux ministeriels. La classe politique dirigeante française déraillait alors que nous étions face à des échéances graves : crise en Iran, ultimatums du TPI, crise au Darfour, crise sociale etc. Le président démentait - et après ? - le mal était fait. Son job était de mettre de l’ordre - ce qu’il aurait du faire avec fermeté - pas de démentir.
J’écrivais alors : (je n’en change pas une virgule)
La rue, l’autre, celle qui est restée tranquille, je veux parler de la majorité silencieuse qui se fait toujours avoir, ne donnera plus aussi facilement son bulletin de vote que la dernière fois. Cette rue là, voit un pouvoir surfer sur les évènements au lieu de les maîtriser, de les reformater, pour enfin réformer utilement notre société
De reculade en reculade, de manif en manif, de dépenses en dépenses, ce pouvoir nous accule autant qu’il est acculé.

Triste et lamentable image d’un pouvoir qui s’effrite dans la fange des coups bas, c’est pervers. Comment peut-on, au sein du même exécutif, ne pas aborder le « problème » sereinement ? Ce n’est pas le sujet d’éventuels comptes screts qui heurte, ça c’est l’affaire de la justice ; mais la mascarade médiatique. Désagréable impression d’être pris pour des guignols...
Le slogan d’un certain parti au pouvoir est « imaginez la France d’après ». D’après quoi ??!! Il est déjà sur place ! Il n’y aura pas d’« après » s’il ne se démarque pas - et vite. A qui profitera cette « Royale » mascarade ? Cet « après » je ne peux l’imaginer que sans eux, mais pas avec les « autres ». J’ai bien peur d’être coincé. A moins que le chef de ce parti (celui de la France d’après) ait la clairvoyance de quitter la galère avant que la galère ne l’engloutisse (les vagues sont puissantes et certains s’accrocheront à lui pour ne pas se noyer)...
Et là, il peut y avoir une France d’après avec ce skipper à la barre. Je le nomme aujourd’hui : Nicolas Sarkosy.
.