Accueil > Actualité > derniers titres

ASO-ABM : la corrélation est nécessaire (expert américain)

  • Réagir
  • Partager Publier sur MySpace !
  • Taille du texte A A A

RIA Novosti

L’administration américaine comprend que d’importantes réductions des armements stratégiques (ASO) pourraient exiger à l’avenir l’établissement d’un lien étroit entre ce problème et celui de la défense antimissile (ABM), a estimé le président du Centre américain Nixon Dimitri Simes, lors d’une conférence de presse au siège de RIA Novosti.

Pour la première fois, un nouveau traité sur les armements stratégiques offensifs (START) est élaboré en l’absence de traité sur la défense antimissile (ABM). Moscou estime que les projets américains de déploiement des éléments du bouclier antimissile en Europe entravent le processus de réduction des armements offensifs stratégiques.

"L’administration Obama n’estime pas que cette question (corrélation START-ABM) implique une solution absolument univoque. A l’étape actuelle, il faut proroger l’action du traité START et ce processus doit être achevé avant décembre lorsque ce traité expirera. Formellement, il sera difficile d’imposer un rapport entre les armements stratégiques et la défense antimissile mais je pense que l’administration Obama comprend que de profondes réductions des armements offensifs stratégiques exigeront l’établissement d’un rapport avec la défense antimissile. Et je ne pense pas que cette idée soit rejetée par l’administration américaine en place", a expliqué l’expert américain.

La précédente administration US projetait de déployer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne d’ici 2013. A plusieurs reprises, la Russie a exprimé son attitude négative envers ces plans. A leur tour, les représentants américains affirment que le bouclier antimissile doit repousser une éventuelle attaque balistique de la part de l’Iran et que la Russie ne devait pas y voir une menace à sa sécurité nationale.

Le Traité START qui expire en décembre prochain a été signé par l’URSS et les États-Unis le 31 juillet 1991. Il oblige chacune des parties à limiter à 6.000 unités le nombre d’ogives nucléaires et à 1.600 celui des vecteurs. Il prévoit aussi des inspections réciproques des sites utilisés pour le stockage et la destruction des armes, des échanges d’informations et la destruction des armes périmées. La Russie et les États-Unis possèdent 90% de l’arsenal nucléaire mondial.

En 1993, la Russie et les États-Unis ont signé le Traité START-2 qui prévoit une réduction importante des missiles balistiques intercontinentaux et des ogives nucléaires, mais la Russie s’est retirée de START-2 en 2002 en signe de protestation contre le retrait des États-Unis de l’accord de 1972 interdisant la création des systèmes de défense antimissile (Traité ABM).

Le 24 mai 2002, la Russie et les États-Unis ont signé un accord sur la réduction de leurs potentiels stratégiques offensifs à 1.700-2.200 charges nucléaires de chaque côté avant le 31 décembre 2012.

Le 1er avril 2009, les présidents russe et américain, Dmitri Medvedev et Barack Obama ont convenu à Londres de relancer les négociations sur le nouveau Traité START.

2 juillet 2009
  • rianovosti

    © RIA Novosti. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
    Le droit de reproduction accordé à Armees.Com n'est pas cessible.

Retour haut de page


Réagir

Info : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Retour haut de page Retour aux commentaires

chroniques
derniers titres
Articles
Librairie Armes & Collections
  • Raids 292 Septembre 2010

    EN DIRECT DES ARMÉES POINTS CHAUDS DÉPLOIEMENT Alpins en Afghanistan : d’un mandat à l’autre COMBAT La DEA en Afghanistan (...)